12.05.2008

Déménagement, suite sans fin

J'ai passé mon fabuleux week-end de 4 jours à... déménager. Je me revois encore me dire "j'adooooore déménager, c'est funky et ça se fait quand on est jeune..."

Sauf que là, non, je retire mes dires.

Fuite d'eau, ascenseur pas encore mis en marche, plombier qui ne comprend pas que si j'ai besoin de 60 cm de large sous l'évier pour encastrer mon lave-vaisselle, 58 cm ça va poser un problème. Plombier qui apparemment à un gros problème de latéralité puisque je demande un évier à droite et qu'il me le fout à ...gauche!! Vive les joies du neuf! Héminégligence ou absence d'intelligence pour une facture de 550 euros, ça ne passera pas.

Suite des évenements, samedi matin, Emmaus passe récupérer des meubles dont je n'aurai plus usage, et là, un des mecs se prend un meuble sur les reins. On stoppe tout, appeler les pompiers, pompiers arrivent dans les rues piétonnes, donc plus de place pour stationner nos deux camions... Ca va bien se passer.

 Pour finir, mes meubles, mon dressing de 236cm de haut et mes 60 cartons pleins nous feront faire 2 aller-retours...

Je suis épuisée et au travail ce matin, des short-list à constituer, des candidats à harceler... Et mon appartement encore en carton. Je mange de la nourriture infame depuis 4 jours, mais j'ai la chance de pouvoir alterner entre pizzas, KFC , Mac Do et Quick, c'est déjà pas mal non ?

Ma fabuleuse terrasse de 24 m² ressemble à une roulotte de gitans tant il y en a dessus...

Pour me consoler, j'entends les grillons lorsque je mange et dors, j'ai une immense salle de bain, je suis au calme et à 15 minutes de mon lieu de travail...

Oui, la resistance au changement n'est jamais facile à gérer, petit pincement de coeur hier soir quand je suis retournée dans mon ancien appart, j'ai échanger 85 m² contre 52m². Alors je rationalise en pensant aux parisiens qui vivent dans 40m² et qui ont une heure de trajet tous les jours.

Je me dis qu'il faut que je m'adapte à plus petit, je me dis qu'il faut aménger son intérieur intelligemment. Je me dis que statistiquement et à un alpha tout à fait honorable, je ne suis pas à plaindre.

24.04.2008

Maître Sartre, es-tu là?

Les revoilà ces foutues questions torturantes que je me pose de façon chronique et intense.

Que sommes-nous en dehors de nos attributs? Dilemme bateau/déjà vu/déjà réchauffé/régurgité mais rarement digéré.

L'habit fait le moine, personne ne peux dire le contraire. On juge, on évalue en fonction d'objet, d'éléments et autres choses sur lesquelles nous pouvons nous arrêter quelques instants, histoire de mettre M. X dans la case 2 et Mme O dans la case 5.

Je me retourne la question, Qu'il y a t'il réellement sous ce vernis que je peaufine chaque jour un peu plus?

Il y a-t'il quelque chose de foncièrement intéressant? Est-ce une pièce de théâtre dans laquelle je suis la protagoniste?

Quand on enlève tous ces objets, que reste-t'il?

Sous ces sacs damier et matellasés, sous ces carrés et ceintures à profusion, sous ces trenchs bien sous toutes coutures et ses chaussures qui meublent les pages de Vogue. Que reste t'il quand j'ote tous mes fards, montres serties automatiques et bagues griffées?

Il reste une fille qui se demande pourquoi tous les matins elle doit s'adonner à ce rituel incessant et répétitif.

Malheureusement, je remarque bien que jean-converse ne me donne pas la même crédibilité. C'est dur à accepter mais c'est comme tel. La réussite se lit dans les idées et conception du travail mais se survole de la tête aux pieds.

C'est la raison pour laquelle je ne suis qu'une petite matérialiste à la con qui s'égosille chaque jour de voir son pouvoir d'achat augmenter. Je suis la petite matérialiste à la con que la société à façonné avec toutes les options du moment. Cette petite conne qui chaque mois se demande dans quelle filiale de LVMH elle va bien pouvoir faire un retour sans investissement.

Et comme ça marche, pourquoi arrêter?

22.04.2008

Demain ne meurt jamais

Note furtive entre 2 entretiens

Note entre deux cuillères de miel / aspirine / Vitamine C. On cache la misère comme on peut.

Est-il possible que notre esprit soit suffisament fort pour imposer des troubles à notre corps? Ne suis-je pas tout bêtement en train de somatiser un pseudo refus du changement

Mais qu'est-ce que je fous bordel?

C'est tellement plus simple de choisir entre une paire de Rossi ou de Hardy...

 

Eclatée, les yeux alourdis par le poids de mon mascara et ma peau étouffée par la poudre de soleil comme pour pallier à une insuffisance de tonicité. Il ne me reste que mon humour pour briller... quoique

Bonne soirée.

21.04.2008

No title

Je ne sais pas par quoi commencer, tout n'est qu'un méli-mélo d'idées et de choses à exprimer. Tout est en désordre, rien n'est organisé, et quand ça m'échappe, je préfère ne rien faire et ne rien dire pour ne pas me contrarier... Je préfère m'aveugler que me rendre compte que mon modèle d'organisation infaillible à des failles... des belles failles.

Quand je vais pour écrire une note, un appel, un recrutement ultra urgent, un décès, de l'administratif à faire, que de choses qui font que je procrastine comme une adolescente pré pubère à laquelle sa mère a demandé de ranger sa chambre. 

Le temps passe vite, trop vite à mon goût et je n'arrive ni à le retenir ni à le gérer. Je crois qu'il est plus facile de gérer et retenir un homme que le temps qui passe; l'un se fout complétement de vous et du sexe, l'autre se fout de vous mais pas du sexe.

Bref, je suis décousue à la hauteur de mes propos.

Ma vie est faite de cartons que je remplis en vue d'un déménagement dans 18 jours, rien n'est prêt mais je m'embraque quand même dans cette folle aventure. Je troque 85m² en hyper centre contre 52 avec terrasse de 25m² exposée plein sud. Je profite de ce luxe avant de devoir définitivement quitté le Rhône-Alpes pour Paris intramuros. Alors je m'otroie un peu de vert, enfin, un vert à 5 km du centre...  

A peine le temps de lire le vogue de mois-ci, pas eu le temps de feuilleter le Friedlander récemment arrivé du Moma, depuis le temps que je l'attendais celui-là...

Je passe le plus clair de mon temps au travail, rentrant chez moi à la tombée de la nuit sous pretexte que ces Messieurs et dames supérieurement cadrés ne puissent pas se libérer un après-midi sans que leur ligne de production puissent tourner...

Alors entre deux évaluations psychologiques, j'écris pour me rassurer, j'écris parce que je traduis une reprise temporaire de ma vie en main, un retour doré sur une gestion à l'abandon.

 

Il va me falloir des cigarettes, beaucoup de cigarette, du vin rouge et surtout du Bulltap...

21.03.2008

la langue française

J'ai relevé ce petit article que la fiche facebook d'un ami.... j'ai trouvé ça tellement...vrai que je me suis sentie obligée de faire du partage social

 

Un gars : c'est un jeune homme
Une garce : c'est une pute 
Un courtisan : c'est un proche du roi 
Une courtisane : c'est une pute 
Un masseur : c'est un kiné 
Une masseuse : c'est une pute 
Un coureur : c'est un joggeur 
Une coureuse : c'est une pute 
Un rouleur : c'est un cycliste 
Une roulure : c'est une pute 
Un professionnel : c'est un sportif de haut niveau 
Une professionnelle : c'est une pute 
Un homme sans moralité : c'est un politicien 
Une femme sans moralité : c'est une pute 
Un entraîneur : c'est un homme qui entraîne une équipe sportive 
Une entraîneuse : c'est une pute 
Un homme à femmes : c'est un séducteur 
Une femme à hommes : c'est une pute 
Un homme public : c'est un homme connu 
Une femme publique : c'est une pute 
Un homme facile : c'est un homme agréable à vivre 
Une femme facile : c'est une pute 
Un homme qui fait le trottoir : c'est un paveur 
Une femme qui fait le trottoir : c'est une pute 
Un péripatéticien: c'est un élève d'Aristote 
Une péripatéticienne: c'est une pute

Non, le français, vraiment, c'est pas compliqué ...

20.03.2008

Egocentrisme rime avec pathétisme

Depuis quelques mois, je suis le blog d'une femme. Je suis ses peines, ses joies, ses dérives comportementales ainsi que ses grands élans de carriérisme aigüs. Je vous rassure, je ne lis pas qu'un seul blog, bien au contraire, ma pause déjeuner est bien souvent comblée par la lecture de ces derniers. Mais les autres blog, j'y reviendrai plus tard.

Il y a quelque chose qui m'a récemment frappée cocnernant ce blog: cette femme n'a qu'un seul et unique sujet de conversation : ELLE.

Tout tourne autour d'elle, elle et encore elle. Et chaque nouveau protagoniste lui sert pour davantage parler d'elle et en remettre une couche sur sa vie, ses aspirations, ses excès, ses déboires, ses mégalomanies débordantes et sa folie des grandeurs, le tout étant en contradiction peu ou proue parfaite avec la réalité.

Se posent alors 2 questions:

1. Le blog est-il le remède d'une génération d'enfants rois nombrilistes dont les caprices alimentent un pathétisme débordant?

2. Le blog sert-il de substrat à des accès mégalomaniaques pour érotomanes en manque de reconnaissance sociale s'inventant une vie, un prestige, un statut et des signes extérieurs de richesse?

 Au final, oui, c'est très simple de s'inventer une vie, un métier, des connaissances, etc.. mais demeure qu'il est plus facile d'imiter un imbécile qu'un intelligent. Vous avez compris le message unilatéral: l'intelligent peut imiter l'imbécile mais l'imbécile ne peut pas...

 Voilà pourquoi la lecture de ce blog me plonge dans un pathétisme profond, n'a t-elle que d'elle à parler? et pourquoi a t'elle tant besoin de ne parler d'elle? En est-elle conscience? Sait-elle que beaucoup de personnes comme moi lisent son blog non par pour sa qualité didactique et la richesse de son alimentation mais pour savoir jusqu'ou peut aller cette fille? Mes propos sont peut-être virulents mais cette idée d'égocentrisme démesuré me provoque beaucoup de peine.

Heureusement, il existe d'autres blogs beaucoup plus intéressants et pertinents, des blogs plus ouverts sur le mode et les autres, plus riches culturellement et humainement. a ce propos, je salue la qualité du blog café mode que je vous invite vivement à consulter. On y parle de mode, on y parle de rencontres, d'art, de littérature, humain quoi...

Le blog est pour certain d'entre-nous devenu un moyen simple et peu honnéreux pour créer sa propre légende, pour s'idéaliser. Le blog est-il pour certain la cachette des malheureux, une sorte de fond de teint hyper couvrant, une toile tendue sur un plafond éffrité et degueulasse. Le blog est-il un cache misère?

17.03.2008

Je bronze, tu bronzes, il bronze...

Temps gris voire pluvieux, humeur attristée par le revirement météo de ces derniers jours, il faut réagir! Et vite!

C'est pour cette raison que je vais m'abandonner aux joies de la mélanine... Au programme, huile de carotte, phytobronze intense, bon gommage visage et autobronzant visage, et quelques UV parce que j'ai beau avoir THE robe Azria pour le mariage de cet été, si je suis pâle, ça ne rendra strictement rien voire le contraire... Et comme je n'ai pas de terrasse pour prendre des insolations , je dois me rendre à l'évidence... 

Pourquoi donc l'époque des peaux blanches n'est-elle plus à la mode? Depuis quelques décennies, avoir un temps halé est signe de bonne santé. Des qu'une femme est bronzée, elle peut se permettre de ne pas se maquiller pour être RADIEUSE. En revanche, si en plein mois de février tu oublies de mettre ton fond de teint et ta poudre de soleil, tes collègues se feront un plaisir de te faire remarquer qu'il faut manger 5 fruits et légumes par jour pour avoir l'air d'être en bonne santé.

Et puis être bronzé rend heureux... n'oublions pas que le soleil a des vertus et de sérieuses repercussions sur notre humeur à court-terme et sur notre peau à long-terme. Merci à celui qui a pensé à nous foutre une petite glande en haut de notre hypophyse, ce réceptacle qui n'attend qu'un peu de lumière pour sécreter cette substance vénérée et vénérable qu'est la bonne humeur... Etre bronzé rend heureux, simple association ou plutôt devrais-je dire, simple renforcement positif.

Donc c'est décidé, demain, je bronze!

 

11.03.2008

Envie de...

Sous cette grisaille persévérante, je dois avouer que le certaines destinations commencent à me faire de l'oeil...

Bali par ci, Saint-Barth par là...

J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie c'est la vie.

 

P.S: je veux bien me mettre en location contre un séjour de 15 jours et 12 nuits dans un lieu à température ambiante supérieure à 28°C...

 

Promotion canapé

Le titre fait autant rêver que fantasmer certaines et certains d'entre-vous.

Ah, la fameuse promotion canapé. Chose encore inconnue à mon bataillon. Cela dit, quand je vois mon patron (rugby-man de 1m88 pour environ 100 kilos et une carure de taureau) ça ne me donne pas envie de goûter à la promotion canapé, je vous assure. Bien que j'ai des faveurs exceptionnelles par rapport à d'autres.

Et pourtant, certains de nos clients (mon patron et moi bossons toujours en binôme) voient en notre complicité une pseudo relation extra-conjugale. Entre les clients qui me demandent si je suis mariée ou maman et si j'habite "par ici", ceux qui me disent que mes tests n'ont pas réussi à les dégouter mais "au contraire...!!!", et ceux qui me reluquent le cul et les seins comme des chacals qui n'ont pas bu une goutte d'eau depuis 10 jours, je suis sûre qu'ils ne doivent pas voir les responsabilités que j'ai comme résultat de mon acharnement et intelligence naturelle ():-) mais comme le fruit de mes contractions pelviennes.

Mais les pires, ce ne sont pas eux, ce sont elles, les fourbes et sournoises... Effectivement, difficiles pour mes clientes, souvent DRH et RRH, de ne pas vouloir trouver la raison de mon succès professionnel dans mes compétences, mon savoir-faire et mon savoir-être plutôt que dans mon physique ou plutot dans les efforts que je fais à ce niveau. En ce sens, penser que j'ai couché pour monter est bien plus rationnalisable quand la jeune femme de 25 ans en face de vous fait attention à elle, qu'elle a toujours les ongles manucurés, qu'elle se perche constamment sur des talons aiguilles et qu'elle a toujours un maquillage et une coupe impéccable, le tout avec le même professionnalisme et sens du résultat.

En fait, je trouve cette réaction quasi-normale puisque je serai la première à le faire, c'est vrai, je l'avoue. alors imaginez-vous quand la DRH ou RRH est complément aigrie, mal coiffée, imbaisable, en basquettes, sans aucun charisme ni élégance et que le directeur général regarde la petite consultante blonde avec des yeux qui sentent le sexe et la fellation. Le pire dans tout ça, c'est que ces railleries me plaisent et m'amusent, parce qu'il est évident que renvoyer quelque chose de l'ordre de l'attirance sexuelle est plutôt flatteur, selon ce que l'on en fait, bien entendu.

Alors mes chères RRH/DRH, dormez 30 minutes de moins et essayer de ne pas ressembler à un chien errant et peut-être que vos N+1 ne vous regarderont plus comme des mères mais comme des femmes...

04.03.2008

Keep relax baby, it's all right

Aujourd'hui sera placé sous le signe de la niaiserie et de la tendresse.

Une petite fille dont je vais être la marraine a eu l'usage de ses poumons pour la première fois vers 1h30 du matin.

Première fois pour moi, je ne prends pas ce rôle à la légère. Ca me fait à la fois grandir et vieillir un peu plus.

Faire grandir cet enfant, l'aider à se construire, l'aider à s'immerger dans l'imaginaire et la richesse culturelle, l'initier aux plaisirs de la vie et aux bonheurs simples, lui donner une éducation et des valeurs, l'aider à s'épanouir, lui inculquer l'humilité et la politesse, lui donner les bonnes bases psychiques pour un développement sain et sans encombres.

Tant de projets que je fais pour un enfant que j'aime déjà, que je sur-protégerai et chérirai comme si c'était le mien. Voilà un enfant sur lequel je vais pouvoir deverser et projetter tout l'amour maternel dont je dispose mais que je suis incapable de mettre en pratique pour ma propre chair.

Les larmes montent parce que cet évenement me rappelle mes propres problématiques et limites, je dois simplement me souvenir que j'ai fais le choix d'être carriériste parce qu'avant de réaliser des choses, je fais partie de ces gens qui ont besoin de se réaliser eux-mêmes, histoire de me prouver que j'existe. Le choix et la méthode sont discutables mais ils sont malheureusement les seules options envisageables dans l'état actuel des choses.