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30.01.2008

Libido 0

Voilà deux mois que ma libido est aussi imposante que mes seins tous deux réunis, autant dire qu'elle n'existe plus. Non pas par manque d'envie, parce que, physiologiquement, l'envie est là et ne peut pas disparaître, mais par manque total et incapacité irréversible d'investir ma libido, ma sexualité, mes fantasmes et désirs charnels.

Les causes, j'en vois deux: un mois de décembre pas très gai et donc pas vraiment envie de m'envoyer en l'air alors que quelqu'un qui m'était cher a rejoint les airs et puis cette colocation qui se passe mal et qui prendra fin au 29 février au plus tard. Je ne me sens plus chez moi, il y a cette présence, la sienne, lourde et insinueuse, malsaine et perfide et il y a mon couple. Mais comment se détacher de cette ambiance négative et se donner du plaisir?

Je ne peux pas, je n'y arrive pas. Je ne peux me résoudre qu'à faire des fellations dans la salle de bains puisqu'il n'y a que dans cet endroit que je recouvre mon intimité. Je refuse d'avoir toute relation sexuelle en sa présence parce que ce serait la laisser s'immiscer un peu plus dans mon intimité et je refuse totalement et inévitablement qu'elle y accède un peu plus. J'ai l'impression d'avoir 3 ans et d'être dans la phase du "non" à tout, "non" à rien.

Je ne me sens pas réellement femme mais plutôt zombie soumis aux autres, à la vie de ceux qui pensent pouvoir gacher la votre. Je erre en attendant que chaque jour se termine pour que fin février m'ouvre ses bras pour accueillir des morceaux de moi.

Et j'ai beau mettre des talons hauts et des tailleurs couture, j'ai beau mettre de la lingerie fine et mes foulards, mes bustier de soie et mes chemisiers soignés, j'ai beau être élegante au possible, ce corps sans jouissance et sans coït n'est plus le mien. Ce corps est devenu esclave de moi-même. Ce corps est une vitrine, admirez mes amis, admirez!

29.01.2008

Solde... débiteur

Et oui, nous y sommes. Voilà quelques mois (2 exactement) que mes comptes n'étaient pas dans le rouge. Et bien samedi, j'ai fait honneur à ma plus abyssale tradition: se mettre à découvert et lever le majeur en cas de remarque désobligeante de toute personne extérieure à mes rentrées d'argent.

La raison: Les trois S: simple, superficiel, sensationnel. Matérialisation: Shopping. Je vous ferai bien un cours sur la shoppingothérapie mais je vais en rester à de la psychologie de comptoir qui a l'avantage d'être cognitivement aussi légère que facile.

Donc, je résume, passage chez Tara, Massimo, Max, Christian et autres en la matière. Que c'était bon, ce sentiment de liberté, ce sentiment de ne plus être soumise aux volontés de ce sur-moi irascible et puant! Record d'achat chez Mac, je m'en suis mise pour pas moins de 200 euros (avec 40%, ne criez pas, ça me fait mal). Oui oui, c'est bien ça. J'ai flingué mon budget à cause du pinceau modeleur à 75 euros... Mais c'est totalement légitime parce que je ne pouvais plus vivre sans retoucher les volumes de mon visage, cette idée n'était plus envisageable. Je n'allais tout de même pas me cacher derrière un vulgaire loup à sequins pour le restant de ma vie. La masque de fer, sauf que moi, je ne suis qu'une petite batarde roturière et la seule fois ou j'ai voulu me cacher, c'est lorsque mes parents faisaient visiter leur appartement en vente et que je m'étais réfugiée dans un placard en peignoir, et sans culotte s'il vous plait. Imaginez l'embarras de mes parents, ces visiteurs ont du penser que j'étais maltraitée, et que c'était moi, l'enfant du placard!

Soyons plus objectifs et revenons à notre sujet principal, il fallait bien que je m'attaque à ce gros morceau pour avancer dans ma quête artistique. Travailler les volume du visage est le travail qui requière la plus grand technicité mais celui qui vous donne le plus de crédit... Donc, enchantée et pleine de bonne volonté, dimanche je me suis attelée à cette nouvelle tâche et je crois que j'ai mal dosé... Résultat des courses, j'avais trop accentué sur les maxillaires ce qui me donnait un air de ressemblance avec Amélie Mauresmo... Pas mal non?

Bref, la synthèse de ce week-end est que j'ai ressenti un immense plaisir et une profonde jouissance. What else? Je suis enfin en parfaite harmonie avec mon compte, lui et moi avons radicalement fondu. Je ne m'en plains pas, ma cambrure est mise en exergue, mes fesses paraissent plus rebondies et mes seins ont définitivement deserté... Allez, j'ai le numéro de Niforos dans mon répertoire...

24.01.2008

J&B...suite

Mon collègue est mal à l'aise, il m'évite et ne me regarde pas. Il ne me parle plus et ne me prépare plus mon cappucino le matin.

Hier midi, il a fait semblant de jeter de l a paperasse inutile pour pouvoir camoufler les bouteilles au milieu de vieux classeurs. Je le sais parce que lorsqu'il a posé son sac par terre, le carrelage a été traite et a mis en valeur le bruit du verre... Je m'en doutais aussi parce qu'il ne descent jamais de poubelles, ou rarement. C'était un peu gros.

Alors imaginez sa tête lorsque B, l'assistante, lui a dit:

" M., c'est les classeurs que tu as jeté?"

" Oui, pourquoi?"

" Ben laisse parce que je vais peut-être m'en resservir, non?"

" Oh, non, laisse, ils sont morts de toutes façons"

Sauf, que ça, dans la bouche du comptable, ça perd toute crédibilité. Le pire, c'est que je me suis empressée d'aller le raconter à B., donc vu qu'il me connait, je suppose qu'il sait que B. le sait aussi.

Parfois, il y a des choses qu'il faudrait ne jamais avoir vues... Comment dois-je réagir, que faire? La jouer "J'ai rien vu", "c'est ta vie tu as 58 ans tu te débrouilles", "tu veux en parler à tatie?", " je veux 40KE a la fin du mois"?...

Délicat. Je suis aussi mal à l'aise que lui.

23.01.2008

Je viens de comprendre...

Cela fait quelques semaines que je m'interroge sur mes crampes. Oui, mes crampes... de pieds!
La première fois j'ai été totalement terrorisée lorsque que j'ai vu mes horribles pieds se tordre dans tous les sens, le tout accompagné d'affreuses douleurs!!!

Et là, il y a 3 minutes, bingo, je me reprends une énorme crampe du gros orteil droit.... ahhhhhhh
C'est moche la douleur!

Mise à part le fait d'avoir fait ma belle sur mes stilettos de 8 cm, je ne vois pas ce qui aurait pu me provoquer cette crampe.
On dit souvent qu'il faut boire énormément d'eau pour ne pas avoir de crampe.
Sauf qu'aujourd'hui, plus que d'habitude, je n'ai pas arrêté de boire de l'eau pour une raison essentielle: j'ai pris en flagrant déli mon collègue de travail en train de taper dans une bouteille de whisky (au goulot et pur) à 10h30 ce matin! Ah le choc...
Et comme par hasard, ben il m'a vue le voir! Et là, je pense que je suis mal... d'autant plus que c'est lui qui évalue la hauteur des primes mensuelles...
Alors, chantage???

A suivre....

22.01.2008

BCBG, 4 lettres de bonheur

Samedi, envers et contre tous, je ne pouvais plus lutter, cela devenait impossible. Ces derniers mois, je m'étais contrainte à mener une vie ascétique et épurée, avec comme challenge de faire apparaître sur mes décomptes bancaires moins de 15 lignes. Mais ça ne me ressemble pas bordel! Je suis dépensière depuis le 2 Aout 1982 et suis totalement incapable de résister à cette tentation de dépenser, d'insérer ma carte dans un TPE. Bref, voilà comment samedi, je me suis retrouvée chez BCBG Max Azria, boutique que j'avais découverte à NYC il y a 3 ans et qui est arrivée à Grenoble depuis peu. Je l'évitais, et maintenant, je sais pourquoi...

C'est formidable, j'étais comme une gamine, mes yeux brillaient d'avoir enfin trouvé les lignes et les matières que j'imaginais mais que je n'arrivais pas à trouver. alors voilà, je me suis lachée.

J'ai même trouvé une robe de coktail inouïe pour le mariage d'une amie cet été. Oui oui, Blondie va mettre une robe, sisi, je vous assure, ce n'est pas une blague. La vendeuse a eu l'argument qu'il fallait " cette robe est parue dans le vogue du mois dernier!!!! elle est mâgniiiifique, c'est un bîiiijou!". D'ailleurs j'aurais du lui demander de m'offrir quelque chose parce que 3 jeunes femmes l'ont essayé juste après moi... Quelle connasse je suis!

La grande victoire c'est que pour la première fois, je me suis trouvée belle dans une robe très habillée. Certainement parce que je pense être prête à assumer. Certainement parce que mon esprit et mon corps sont enfin prêts à accepter que je suis une femme... Bien que mon style vestimentaire soit marqué depuis que je suis entrée en fac (ce qui m'a valu vous savez quoi!) Bref, je vous passe les détails qui vous sembleront triviaux.

En résumé, la bonne nouvelle, c'est que j'ai "économisé" une somme astronomique. La mauvaise, je ne vous la dirai pas! De toutes façons j'ai été augmentée alors je peux me permettre. Et puis ma garde robe commençait à crier famine bordel, essayez de m'aider à rationaliser!

Pfff, je m'en contrefous, j'ai pris bien trop de plaisir. Au final, je suis sortie avec un sac, des escarpins gris (ah légitime, j'avais pas cette couleur!), un tailleur de dingue, ma robe, une ceinture et un haut laine et soie. En post-final, je dois vous avouer que je vais y retourner... mais ça il ne faut pas le dire à mon cher et tendre qui a été d'une patience désarmante...

 

Maintenant, vous voulez la vraie mauvaise nouvelle? Samedi je vais sur Lyon... (no comment)

17.01.2008

Merci du compliment

Hier matin, 8h35, comme d'habitude je pars de chez moi en direction du parking du musée pour aller chercher mon carosse. En passant à proximité de la place Lavalette, j'aperçois furtivement un billet de 5 euros par terre. Avec toute mon élégance innée, je me baisse et d'un geste souple et vaporeux récupère le billet pour le glisser dans ma pochette. Je n'entends personne. Ce bien est mien. Ca tombe plutôt pas mal, je n'avais plus de monnaie pour aller chercher mon paquet de cigarettes. Je me dis que c'est mon jour de chance. Ca fera pour toutes les barbies que l'on m'avait m'avait volé quand j'avais 9 ans... Je pleure encore ma barbie collection numérotée de 1989 dans son fourreau en tulle et organza rouge...

La journée se passe tranquillement, et demeure plutôt positive.

Hier soir, je sors du parking du musée, un peu éclatée par cette longue journée et ce rhume persistant. Je croise un premier groupe de jeunes qui me regardent marcher fixement. Au moment où je passe à leur hauteur, j'entends "On dirait Patricia Kaas, cassez la voix!!". Pauvre abruti, Patricia Kaas n'a jamais chanté "cassé la voix", en revanche, oui, elle a la voix cassée... Bref, je passe au dessus, c'est la première fois qu'on me dit ça. Je mets ça sur le compte de leur ignorance. Je fais quelques mètres, et là, un autre groupe de jeune passe et l'un me balance "Ouahhh, vous ressemblez à Paris Hilton!" Je lui réponds: "Merci du compliment, c'est top!". Je ne sais pas trop comment le prendre. Alors je ne le prends pas. Soit, la journée avait pourtant pas trop mal commencé mais Paris Hitlon, non, pitié.

Ce matin, même heure, même parcours, J'arrive au parking, j'ouvre ma voiture quand soudain, j'entends un bruit sourd résonner. J'aperçois une voiture déboulant à toute vitesse, une Cooper S. A l'intérieur, un jeune homme, la parfaite tête à claque qui reste en première et qui doit être à plus de 3000 tours juste pour donner l'impression que sous son capot se loge un moteur de Maseratti. "Sombre con, pauvre idiot", j'aurais tellement aimé qu'il rate sa sortie du parking... Il aurait mieux fait de troquer son écharpe en cashmere bleu ciel contre des gants en cuirs noir, ça aurait été plus...cliché!

Finalement, les jours se succèdent mais ne se ressemblent pas. C'est aussi ce que j'aime...

15.01.2008

J'aurais voulu...

Lorsque j'ai décidé d'abandonner mon ancien blog pour celui-ci, je me suis longuement questionné sur le fond et la forme que celui-ci devrait adopter. J'ai longtemps tergiversé sur ce que je voulais y mettre, où plutôt la manière dont je voulais que l'on me perçoive en ne lisant que deux ou trois lignes d'un seul et unique post.

J'aurais voulu faire un blog débauchard, avec pour unique matière de conversation le fantasme, le sexe, les abus et la débandade. Très vite, je me suis dis qu'être apparentée à Madame de Montreuil ne me séduisait guère et que j'aurais trop rapidement fait le tour de la question.

J'aurais voulu faire un blog au sein duquel je me serais vantée de mes exploits quotidiens, de mon niveau d'études, de la jouissance qu'apporte mon métier et son statut, de mon physique, des biens de ma famille, de mes soirées à péter dans la soie et de mes nombreux amis bien sous tous rapports, mais très vite, je me suis rendue compte que ça n'était pas moi et que pour rien au monde je voulais que ce blog puisse être apparenté à celui d' "agitation permanente" qui me laisse parfois dans la peine et plus souvent dans la pitié. Et puis, j'était persuadée qu'il n'était pas impossible de faire mon intéressante avec d'autres sujets de conversations, d'autres mobiles et d'autres convenances.

J'aurais voulu que mon blog soit haut lieu de la "pouffiasserie", où j'aurais pu prendre un immense plaisir à parler de nouveautés cosmétiques, de techniques de maquillage pro, de Pierre Hardy et de Manolo, de sac et de foulards, de shopping et de nouvelles tendances qui me plaisent et me déplaisent. Mais j'ai préféré laisser çà à Ce.com qui a davantage de fraicheur pour le raconter...

J'aurais voulu faire un blog très branché culture. Néanmoins, difficile de parler d'événements culturels à Grenoble. Alors j'ai laissé ça à Géraldine et son fabuleux blog Café Mode (je vous le recommande vivement). De toutes façons, ça n'aurait duré qu'un temps...

J'aurais voulu faire un blog très "psycho" où chacun aurait pu débattre de la morphopsychologie ou de l'iridiologie en toute liberté. Mais je ne me sentais pas de devoir canaliser certains bloggeurs et leur sectarisme en théorie occulte ou non. Je ne voulais pas être prise à partie entre les freudiens et les lacaniens, entre les partisants de l'inné et ceux de l'acquis.

Au final,  j'ai fait le choix de construire un blog qui essaye de regrouper chacune de ces facettes, parce qu'au fond, j'en suis un kaléidoscope gigantesque.

Une question qu'on m'a posée récemment me laisse toutefois perplexe: est-ce que j'écrirais davantage si je savais que ce blog n'était pas lu et est-ce que j'y écrairais de la même manière?

Je refléchis...c'est promis.

14.01.2008

No me importa nada

Ne plus avoir envie de se lever, vouloir faire une cure de sommeil avec comme seule distraction quelques épisodes de Ugly Betty, ne plus vouloir s'habiller, ne plus avoir de désir sexuel mais continuer à se raser minutieusement parce qu'on garde un semblant de dignité, ne plus avoir faim mais vouloir se gaver de choses grasses et dont l'équilibre alimentaire est aussi palpable qu'un air sain dans Grenoble à 18 heures.

Je postule à droite à gauche avec une totale inconsistance et sans réellement savoir si je suis prête à m'engager pour ça. Gros coup de blues depuis hier, je me sens mal. Certaines choses dans mon couple me laisse pensive, je ne sais plus trop finalement. Je suis juste totalement désorientée avec ces histoires de coloc qui me rongent au plus profond. Mon plus beau cadeau pour la nouvelle année? que ma coloc parte avant le 31 mars, date officielle. Je ne peux plus, je ne la supporte plus, ni elle, ni ses comportements d'adolescentes pré-pubère. Je ne supporte plus ses techniques de manipulation qui passent comme du petit lait tant on lui donnerait le bon dieu sans confessions, elle qui ne sait faire que pleurer pour interpeller la pitié dans son entourage. Je ne peux plus, définitivement. Vivement que cela cesse, je paye les pots cassés jours après jours.

Pourtant, je vais être augmentée, je devrais être heureuse mais non, d'autres choses se trament en filigrane...

Je crois que j'ai besoin de tomber malade pour trouver une excuse à tout ça. Juste pour pouvoir rester chez moi et me reconstruire avec des advils et des nureflex. Je suis en train de m'enrhumer, c'est fou comme mon corps peut être à l'écoute de mon esprit...

12.01.2008

Pause Café

Je rentre tout juste d'un moment passé avec M., un ami de longue date, que je vois peu mais avec lequel j'apprécie chacun de ces instants.
J'ai rencontré M. sur internet et depuis, une grande amitié s'est liée.
J'aime me rappeler que parmi mes connaissances, il y en a certaines qui valent plus chères que d'autres.

Allez, je file en ville, tenter de me frayer un passage parmi cette horde de visages brumeuse.

Bon week-end à vous.

XOXO

09.01.2008

Résiste, prouve que tu existes

Ce matin, 8h02, je prends mon petit déjeuner devant BFM TV, by the way, quand si tôt cet évenement déjà me poursuit: aujourd'hui c'est le démarrage des soldes.

Pffff, ça me désespère. J'aurais tellement aimé aller faire un saut dans la capitale histoire de m'arrêter au Bon Marché pour faire de super occas' au rayon chaussures. Et bien non, Au lieu de ça, je suis au travail, en train de m'acharner sur cet appel d'offre dont je ne vois ni le commencement ni la fin.

Je n'aurai pour répit qu'un éventuel furtif passage chez Renatto Nucci dont je vénère les collections au fil des ans. En ce qui concerne ma boulimie de chaussures, rien de rien, Grenoble n'est pour rien au monde la capitale des belles chaussures. Moi qui rêve de boots Hardy et d'escarpins Louboutin, je n'ai plus qu'à redoubler d'effort au travail pour oublier la mansuétude du bruit de ces fameuses talonnettes lorsqu'elles frolent le pavé...

 

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