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27.02.2008
Les seins, what else?
Bon, je viens d'aller lire un blog que je consulte régulièrement et là, je tombe une fois de plus sur ce que je pensais irradié de la culture de nos chers et tendres homologues du sexe opposé: les seins !
Voilà qu'ils en remettent une couche : "les gros seins c'est top", "putain, je vais avoir une branlette de pingouin", "Qu'est-ce que c'est bon de tenir ça dans ses deux mains"...etc... Autant de choses et de remarques suffisamment désobligeantes pour que je m’arrête là.
Ok, ok, je ne peux pas en prétendre autant. Depuis l'âge de 15 ans j'ai espoir qu'ils fassent leur apparition, qu’ils me subliment et me rendent femme, qu’ils fassent naître le désir et l’envie de les caresser et de les chérir. En vain. Alors, je me suis mis des œillères et je me suis dit qu’ils arriveraient très probablement du jour au lendemain, me laissant quelques vergetures, mais peu importe, ils seraient enfin là. Et puis non, rien. RAS. Il y a quelques années, est venue l'étape de la pilule contraceptive, et là, l'espoir a rejailli en moi comme l’étincelle dans mes yeux à la vue d’un sac en cuir exotique.
Alors aujourd’hui, je me rends à l’évidence, ils ne sont pas là et ne le seront jamais. D’un autre côté, pour tenter de me rassurer, je me rappelle que je pèse moins de 54 kg et que je fais 1m72. Puis, je me mets en tête que gros seins vont très souvent, et de manière significative, donc à + de .60, avec gros cul ou grosses cuisses, ce qui n’est pas mon cas. Alors, veux-tu de gros seins au prix de grosses fesses ou de cuisses de dinosaure ? NON
Bien entendu, je ne parle pas des filles/femmes qui ont un ratio similaire au mien avec des seins en plus, celle-ci sont le fruit de deux possibilités : Soit elles ont mis 5000 euros sur la table avant d’y passer pour se faire mettre implants ou liquide physio, soit elles ont reçu un fabuleux cadeau de la nature et dans ce cas, se sont des grosses p….rivilégiées !
Alors opter pour la solution chirurgie, non merci, j'aurais trop peur d'être parfaite après (:-). Bon, c'est surtout que je ne suis pas du tout prête à recevoir un corps étranger (pour plus de quelques minutes bien entendu). Je n’ai plus qu’à me consoler en me disant que je suis mince et sylphide, que je n’ai pas de gros seins mais des petits seins qui sont tout de même très beaux (approuvés par des hommes et des femmes) bien qu’ils soient de nature timides.
Allez, il faut bien se plaindre de temps à autre à côté des gens qui meurent dans des conditions inimaginables, non ?
13:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.02.2008
Ah si j'étais...
Si j'étais
une fleur, je serais une orchidée
une couleur, je serais orange
une odeur, je serais musc blanc
un parfum, je serais iris et cumin
un pays, je serais l'Italie
un bijou, je serais une montre
un homme, je serais un connard
une peinture, je serais "the girl with hair ribbon"
une lettre, je serais A
un cheveu, je serais bouclé
une pierre, je serais tombale
une chaussure, je serais un escarpin
un livre, je serais des mémoires
un poème, je serais mélancolique
un verre, je serais à pied
une matière, je serais de la soie
un animal, je serais une hyène
un atome, je serais crochu
une finition, je serais laquée
un pull, je serais en cachemire 3 fils
un métal, je serais platine
une personnalité, je serais Gabrielle Chanel
un mois, je serais juillet
un océan, je serais indien
une peau, je serais de vache
un politique, je serais corrompue
une fête, je serais la Toussaint
une reine, je serais Cléopatre
un élément, je serais particulier :-)
une pierre précieuse, je serais un diamant noir
une pierre fine, je serais une améthyste
un goût, je serais sucré
un fruit, je serais amande
un arbre, je serais baobab
une ceinture, je serais de chasteté
un homo, je serais Verlaine
un roi, je serais Henry IV
une science, je serais occulte
un thé, je serais rouge
une épice, je serais du massala
une pièce, je serais la salle de bain
et si je ne n'avais pas que ça à foutre, je ne serais pas en train d'écrire ce post
12:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2008
SOS...
Bon, nous sommes jeudi, il est 18 heures, je suis au boulot depuis 9 heures. Jusque là, tout est à peu près normal. Sauf que j'ai un entretien à 19 heures, ce qui veut dire que je quitterai mon lieu de travail vers 20h30 donc je serai chez moi pas bien avant 21 heures. Bon, ok, c'est pas ce qu'il y a de plus agréable mais ce sont les aléas de la vie de consultant. Bon, le vrai soucis, c'est que c'est comme ça depuis 2 semaines... je suis cloîtrée dans mon bureau parce que je ne trouve pas de candidat potentiellement électible en short-list pour ce poste précis.
Pour me mettre un petit coup de stress, je me souviens que je rencontre l'entreprise sur Lyon mardi après midi, ce qui veut dire que je dois avoir terminé mes dossiers avant lundi soir... Putain, nous sommes jeudi soir, il me reste dond vendredi et lundi... Super!
Comment je fais là? Et je le trouve où mon chef de projet supply-chain ERP???? hein? J'ai beau me frotter supersticieusement le pubis, y'a pas de génie qui apparaît. Alors je fais quoi?
Il ne me reste plus qu'à croire naïvement qu'il y a des compétences qui m'attendent quelque part ... J'aimerais qu'elles arrivent ce soir pendant cet entretien.
God bless this interview...
18:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.02.2008
Besoin de gras
Depuis quelques jours, je ressens un besoin impérieux de me gaver, de me surnourrir, de m'infliger une boulimie temporaire alors qu'en réalité, je n'ai pas faim du tout.
Je ne pense qu'à bouffer, je rêve de bouffe archi-grasse, archi-deguelasse, je rêve de speed burger et de KFC, je rêve de cuisses de grenouilles persillées et de gauffres avec des kinder chocolat fondus au dessus. Je mange dans mes rêves, je mange (enfin, j'imagine) au travail, dans ma voiture, sous ma douche. Je mange de partout.
En gros, la bouffe m'obsède jusqu'au moment où... l'assiète se présente à moi. C'est comme ça que j'ai craché sur le sublimissime et savoureux cheeseburger du comptoir et sur les frites faites maison de mon cher et tendre... C'est comme ça que mon appétit d'oiseau me gache tout le plaisir gustatif de lipides saturés en overdose, de lipides coltinés aux cellules oedipeuses de mon postérieur en recherche de masse à accrocher.
Alors pourquoi? pourquoi le sentiment de faim s'interpose avec le besoin de manger? Mais qu'est-ce que fout mon hypothalamus bordel de merde?
Bon, d'un côté, soyons objectif, si je mangeais tout ce dont j'ai envie, je serais la Castafiore de la RH, ok, et je ne pense pas que cela m'aille à ravir. Mais en attendant, je commence à m'inquièter parce que je commence à perdre la taille 36 et je ne vous parle pas de mes jeans "je me suis fait dessus" au bout de 3 heures après repassage intensif et lavage à 90°C.
Alors je fais koi? je mange quoi? je gache encore combien de nourriture pendant que des enfants crèvent de faim dans le tiers-monde? je compte règler ce problème existentiel en combien de jours?
Ecoute ton hypothalamus... oui, c'est ça. J'ai déjà des soucis avec mon hypophyse et mon système limbique alors si il en rajoute une couche, et bien je ne suis pas sortie de cette m**** internationnale!
18:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.02.2008
Qui êtes-vous
Voilà quelques semaines que je m'interroge sur mes lecteurs.
Bon, mise à part que je suis drôlement énervée parce que je suis en train de réecrire ce post puisque l'enregistrement à échoué (putain, ça me fout les boules ça, c'est affreux)
Donc, je disais que mes lecteurs m'intriguent. Dans le fond, vous en savez plus sur moi que je n'en saurais sur vous. Alors pourquoi ne pas jouer la carte de la parité?
Le risque, et j'en suis consciente, étant d'essuyer un cuisant échec parce que ce que j'aimerais savoir de vous est privé, personnel et confidentiel, et d'autre part parce que j'espère ne pas mettre en péril cette pseudo-excitation du fantasme de l'inconnu, celui qui me déshabille peu à peu à la lecture de mes posts et de certaines pensées, celui dont je serais curieuse de mieux le connaître. (top ta syntaxe...)
Quel est votre prénom, où habitez-vous, êtes-vous cadre sup, cadre moyen, agent de maîtrise, dans la fonction territoriale, êtes-vous plus junk food ou sushis, quel est votre métier, êtes-vous blonds, bruns, grisonnants, mariés, célibataires, pacsés, homo, straight, catho, bobo, intello, macho, sado, maso, sado-maso, névroses, psychotiques, états-limite, qu'aimez-vous, que detestez-vous, pourquoi lisez-vous ce blog, quel est votre tempérament... tant de questions qui aiguisent mon imaginaire et me laisse dans un délire absolu.
But I really need to know who you are...
10:58 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13.02.2008
Des stats
Selon mes statistiques, vous êtes près de 16% à visiter ce blog sur la tranche horaire de 7 heures.
Mais qui est assez dingue pour aller visiter un blog si tôt le matin???
Une note dans la journée, c'est promis
Faut pas que je me laisse envahir par la pression et la douleur
08:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.02.2008
Fascinée par l'illusion optique
J'en connais des illusions, mais de toutes, celles qui me fascinent le plus sont les illusions optiques. Je prenais un plaisir fou à assister aux cours de psychologie expérimentale de 2ème année au cours desquels on abordait l'illusion d'optique avec l'effet stroop, les lignes de Meyer-Lyer...etc
Petit tour d'horizon d'un artiste dont j'apprécie la sensibilité et le perfectionnisme: Rob Gonsalves

Les publicistes d'Orange ont apparemment trouvé l'inspiration grâce à cette peinture... Let's be happy


16:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.02.2008
Putain je vieillis
Bon, effectivement, j'en rajoute un peu avec le ton dramatique que j'adopte, mais ma prof de littérature de seconde m'a toujours dit qu'un titre devait être accrocheur. Alors j'accroche.
Je suis dans ma 26 ème année et je me rends compte que je vieillis. Bon, je suis bien consciente d'avoir la maturité et le physique d'une femme de 30 ans mais pas ses ovaires, merde !
Récemment, un de mes clients, DSI d'une grosse boite, en essayant de me draguer plus ou moins ouvertement a été d'une gaucherie à en faire pâlir une courtisane en me demandant combien d'enfants est-ce que j'avais. alors, oui, ce cas isolé ne doit pas m'atteindre, mais quand on commence à m'appeler "Madame", qu'on me demande à tout va "vous avez des enfants? ah ben si vous en voulez, faut vous dépêcher", que ma gynéco en remet une couche en me disant "je ne veux pas vous pressez mais vous savez, vous serez ménopausée très tôt et vos chances de fécondité s'aménuisent de plus en plus"
Alors là je dis STOP! Non, je ne suis pas mariée, non je ne suis pas maman, oui je préfère être maîtresse que femme et oui mes ovaires paresseux vous emmerdent aussi profondément qu'ils arrivent encore à me balancer quelques ovules deci delà.
De toutes façons, je suis encore très loin de vouloir des enfants. Je ne suis même pas sûre d'en vouloir, je l'avoue. Et bizaremment, à chaque fois que je dis ça, j'ai tendance à me dire que je ne suis pas réellement ce que je devrais être. Est-ce de ma faute si je ne veux pas avoir un scénic, deux enfants blonds aux yeux bleus, un labrador, une maison pied à terre, un alliance classique, un chignon banane et un collier en perle de culture? J'ai mis 25 ans pour cultiver ma différence et surtout pour l'accepter et la faire accepter. J'ai passé 7 années de ma vie à lustrer les bancs de la fac avec mon postérieur, je me suis persuadée qu'en faisant des études de psychologie je serais différente et capable de l'assumer, j'ai lutté contre le dessein de mon père d'intégrer une prestigieuse école d'ingé ou de faire Saint-Cyr, ce n'est pas pour baisser les bras et la tête, rentrer dans la norme et accepter que mon mari me sodomise sous prextexte que je suis sa dévouée épouse et que telle est la mission que j'ai acceptée.
Alors oui, je vieillis, oui, j'ai des rides qui apparaissent, oui, je mets beaucoup plus de temps qu'avant pour récupérer d'une soirée arrosée, oui, certaines parties de mon corps montrent un peu moins d'élasticité mais ne vous acharnez pas à vouloir me faire rentrer dans une de vos petites cases parce que je ne courberai jamais l'échine pour ça.
Laissez-moi vivre ma vie comme je l'entends, avec le minimum de débauche que cela inclut, avec la liberté que ça nécessite, avec l'égoisme que ça engendre.
Je suis égoïste? Pas du tout. Ca c'est juste de la projection de votre part.
10:04 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.02.2008
Les codes sociaux : mode d'emploi ?
Depuis peu, je prends réellement conscience d’un phénomène écrasant et quotidien : la migration des codes sociaux. Il y a encore quelques décennies de cela, certains codes sociaux ne trompaient pas. Posséder une berline haut de gamme, porter des boutons de manchettes, avoir un Montblanc, taper quelques balles sur le green, partir dans les îles, arborer un sac Vuitton (qui était une vraie référence), porter des mocassins Tod’s, aller à la semaine de la mode, participer au grand prix de France, passer son samedi au Spa, porter un foulard, avoir une Rolex ou une Jaeger Lecoultre, avoir une piscine, manger du foie-gras, avoir du bon vin chez soi, aller chercher son chocolat chez Fauchon, fumer un cigare…etc et j’en passe.
De nos jours, combien de codes sociaux ont migré et se sont démocratisés ? Enormément, voire quasiment tous ceux que j’ai énuméré plus haut. Aujourd’hui, la contrefaçon explose, le mimétisme implose et devient de plus en plus difficile à discerner. Le monogramme s’affiche davantage que la prostitution touristique, les fausses Rolex et Breitling envahissent le marché de l’horlogerie plus vite que Swatch et Flick Flack, on peut payer 150 euros pour aller faire 1 heure en Ferrari au circuit du laquais, on vit dans des logements à bas prix mais avec 3/4 de son salaire pour rembourser le crédit d’une belle sportive allemande achetée flambant neuve. Même la prothèse ongulaire, hier encore réservée à une certaine caste sociale est plus démocratisée que le vol charter Paris-Tunis au mois de septembre.
Alors à quoi se reconnaissent-ils ? Lèvent-ils la cuisse comme des chiens pour aller voir si l’urine du voisin est similaire à la leur? Non, et c’est ainsi que les codes évoluent discrètement mais sûrement :
Taper sur le green, non mais avoir un handicap 11 oui
Posséder une A3 non mais avoir une S3 pour la semaine et un Range pour le week-end oui
Porter des boutons de manchettes non mais avoir un costume sur mesure oui
Avoir une piscine non mais avoir un jacuzzi intérieur oui
Avoir un Montblanc non mais en avoir 2 oui
Avoir une Rolex non mais avoir une Patek oui
Avoir un sac Vuitton non mais avoir la bagagerie intégrale oui
Fumer le cigare non mais avoir une collection millésimée oui
Aller au ski non mais aller skier près de son chalet à Megève oui
Avoir une bouteille de Chablis non mais aller faire la route des vins pour approvisionner sa cave en Château Margaux et Saint-Estèphe oui
Manger du fois gras non mais du foie gras de producteur du Périgord avec des figues confites de Corse oui
Etc…
D’une manière générale, si on se focalise sur les apparences, on se rend très vite compte de la difficulté de démêler les résidants avertis des arrivistes et fanfarons néophytes. Cette migration des codes sociaux est aujourd’hui ancrée et établie par rapport à lieu de résidence, une superficie habitable, le règlement d’un ISF, un niveau d’études acquis dans une école prestigieuse comme les Arts et Métiers, Dauphine ou l‘école Centralienne, un KE suffisamment important pour en bander tous les 30 du mois, un comportement courtois, des règles de politesse et d’une manière plus générale une culture que l’on n’étale pas comme de la confiture (notez bien l’aspect confiture qui vous fera rapidement passer pour un imposteur superficiel).
Toutes ces choses qui parfois échappent, simplement parce que ces choses ne sont pas à la portée de tout le monde, et qu’il faut parfois étaler certains codes sociaux informels pour accéder à d’autres un peu plus visibles…
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04.02.2008
Impossible est dans mon vocabulaire
Je suis au pied du mur.
Je suis au pied du mur de ce deuil que j'occulte quand je suis chez moi et que je reprends en pleine face quand je retourne chez mes parents.
Ah, elle est fière d'elle la psy quand elle est sur Grenoble. Elle en rêve tous les soirs, elle le voit tous les soirs dans ses rêves, et il est vivant, et ce sentiment me paraît tellement vrai que c'est jouissif d'être avec ceux que l'on a réellement perdus. Alors oui, elle est fière d'elle parce qu'en se tuant au travail, elle n'y pense pas, parce qu'en allant au sport, elle n'y pense pas, parce qu'en faisant les boutiques, elle ne se souvient même pas qu'il était communiste et qu'il l'aurait peut-être répudiée parce qu'elle va faire son shopping chez Dior et chez Vuitton. Et quand elle sort le soir? et bien, tout bonnement, elle boit, comme ça elle n'y pense vraiment pas! C'est plutôt facile la vie. Et puis d'ailleurs, la mort n'est pas une fatalité, c'est simplement un désagrément, ni plus ni moins. Elle est belle la psy...
Sauf que, quand mademoiselle repointe le bout de son nez vers la ville où il habitait, lorsqu'elle rentre dans cette cuisine où il était assis, alors là, c'est moi facile que de craquer pour un Gaucho croco lamé argenté...
C'est alors que la petite fille qui est au fond de moi, celle qui s'exaspère quand je commence à relativiser comme une femme sans coeur et sans émotion, celle qui est dans un coin en train de pleurer cette fatalité (parce que c'est une fatalité), elle, dieu sait qu'elle souffre et qu'il lui arrive trop souvent de pleurer là où on ne la verra pas.
Voilà comment et pourquoi je n'ai pas eu la force d'aller sur sa stelle, voilà pourquoi on ne peut pas me forcer à aller dans ce cimetière pour l'imaginer six pieds sous terre, en pleine putréfaction, se décomposant par sa propre vermine. Maintenant, il doit être vert. Mais a-t-il froid? Ca me perturbe tellement. J'aurai préféré qu'il se fasse bruler, parce qu'il n'aurait pas été soumis à l'humidité et au froid glacial qui doit régner la dessous. Mais à quoi je pense?
Et comment est-il réllement? Est-il mort? son esprit est-il encore vivant où est-ce le mien qui est suffisamment fort pour en faire vivre deux, pour imaginer des signaux qui ne sont que des spéculations, des résidus d'un inconscient qui passe le plus clair de son temps à refouler.
A chaque fois que je retourne chez mes parents, je vois cette jeune femme endeuillée, celle qui était dans une totale prosternation intérieure, dans une totale acceptation de cette disparition extérieure. A chaque fois que j'y retourne, la blessure se réouvre, et j'ai beau panser, panser et encore panser plus fort et plus longtemps, rien n'y fait. Je dois me rendre à l'évidence: je n'arrive pas à faire mon deuil. Je dois me rendre à l'évidence, si je veux avoir les moyens de mes ambitions, je dois être moins sensible et plus forte, je dois être plus impassible et moins vulnérable.
11:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


