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24.04.2008

Maître Sartre, es-tu là?

Les revoilà ces foutues questions torturantes que je me pose de façon chronique et intense.

Que sommes-nous en dehors de nos attributs? Dilemme bateau/déjà vu/déjà réchauffé/régurgité mais rarement digéré.

L'habit fait le moine, personne ne peux dire le contraire. On juge, on évalue en fonction d'objet, d'éléments et autres choses sur lesquelles nous pouvons nous arrêter quelques instants, histoire de mettre M. X dans la case 2 et Mme O dans la case 5.

Je me retourne la question, Qu'il y a t'il réellement sous ce vernis que je peaufine chaque jour un peu plus?

Il y a-t'il quelque chose de foncièrement intéressant? Est-ce une pièce de théâtre dans laquelle je suis la protagoniste?

Quand on enlève tous ces objets, que reste-t'il?

Sous ces sacs damier et matellasés, sous ces carrés et ceintures à profusion, sous ces trenchs bien sous toutes coutures et ses chaussures qui meublent les pages de Vogue. Que reste t'il quand j'ote tous mes fards, montres serties automatiques et bagues griffées?

Il reste une fille qui se demande pourquoi tous les matins elle doit s'adonner à ce rituel incessant et répétitif.

Malheureusement, je remarque bien que jean-converse ne me donne pas la même crédibilité. C'est dur à accepter mais c'est comme tel. La réussite se lit dans les idées et conception du travail mais se survole de la tête aux pieds.

C'est la raison pour laquelle je ne suis qu'une petite matérialiste à la con qui s'égosille chaque jour de voir son pouvoir d'achat augmenter. Je suis la petite matérialiste à la con que la société à façonné avec toutes les options du moment. Cette petite conne qui chaque mois se demande dans quelle filiale de LVMH elle va bien pouvoir faire un retour sans investissement.

Et comme ça marche, pourquoi arrêter?

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